Bonjour et bienvenue dans les podcasts de révision de Sport et Pédagogie. Aujourd'hui, en histoire de seconde, on révise la Méditerranée antique, avec deux cités qui ont laissé une empreinte durable : Athènes et Rome. Commençons par Athènes. En cinq cent huit, cinq cent sept avant Jésus-Christ, un aristocrate nommé Clisthène réorganise la cité. Il répartit les citoyens dans des dèmes, des circonscriptions locales, et dans dix tribus. On considère ces réformes comme la naissance de la démocratie athénienne. Mais qui est citoyen ? Seulement les hommes libres nés de parents athéniens. Les femmes, les métèques, c'est-à-dire les étrangers installés à Athènes, et les esclaves sont exclus. Les citoyens ne représentent donc qu'une minorité de la population. C'est un point que les correcteurs attendent souvent : la démocratie athénienne est directe, mais elle est limitée. Comment fonctionne-t-elle ? Le cœur du système est l'Ecclésia, l'assemblée de tous les citoyens. Elle se réunit sur la colline de la Pnyx, vote les lois et décide de la guerre et de la paix. La Boulè, ou Conseil des Cinq-Cents, prépare les lois ; ses membres sont tirés au sort. L'Héliée est le tribunal populaire. La plupart des magistrats sont eux aussi tirés au sort, car le tirage au sort garantit l'égalité entre citoyens. Il y a une exception de taille : les dix stratèges, les chefs militaires, sont élus. Pour que les citoyens pauvres puissent participer sans perdre une journée de travail, Athènes leur verse une indemnité : le misthos. Et pour se protéger de ceux qui voudraient prendre le pouvoir seuls, les citoyens peuvent voter l'ostracisme, c'est-à-dire l'exil d'un citoyen pour dix ans. Ils écrivent son nom sur un tesson de poterie, un ostrakon. Le personnage le plus célèbre de cette époque est Périclès. Réélu stratège de nombreuses fois, il domine la vie politique athénienne pendant une trentaine d'années, jusqu'à sa mort en quatre cent vingt-neuf avant Jésus-Christ. C'est aussi l'époque où l'on construit le Parthénon, le temple d'Athéna, sur l'Acropole. Passons à Rome. Au premier siècle avant Jésus-Christ, la République romaine est déchirée par des guerres civiles. Jules César prend le pouvoir, mais il est assassiné en quarante-quatre avant Jésus-Christ. Attention au piège : César n'a jamais été empereur. Son fils adoptif, Octave, bat Marc Antoine et Cléopâtre à la bataille navale d'Actium, en trente et un avant Jésus-Christ. En vingt-sept avant Jésus-Christ, le Sénat lui donne le titre d'Auguste. C'est le premier empereur romain. Il garde les apparences de la République, avec le Sénat et les magistrats, mais il concentre tous les pouvoirs. L'Empire entoure alors toute la Méditerranée, que les Romains appellent Mare nostrum, notre mer. La citoyenneté romaine, d'abord réservée à une partie des habitants, s'étend peu à peu. En deux cent douze après Jésus-Christ, l'édit de l'empereur Caracalla l'accorde à presque tous les hommes libres de l'Empire. Que nous reste-t-il de ces deux mondes ? Le mot démocratie, qui vient du grec dêmos, le peuple, et kratos, le pouvoir. L'idée de citoyenneté. Le droit romain, qui inspire encore nos codes. Et une architecture que l'on reconnaît partout, avec ses temples, ses colonnes et ses amphithéâtres. Pour résumer, quatre dates : cinq cent huit avant Jésus-Christ pour Clisthène, quatre cent vingt-neuf pour la mort de Périclès, vingt-sept avant Jésus-Christ pour Auguste, et deux cent douze après Jésus-Christ pour l'édit de Caracalla. Testez-vous maintenant avec le QCM gratuit de ce chapitre sur le site Sport et Pédagogie. Bonnes révisions !